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La religion naturelle

Intéressons-nous aux lois naturelles et par voie de conséquence à la religion naturelle vue par les philosophes comme Cicéron, Diderot, et d'autres. 

En résumé : 

 

Ces lois naturelles sont communes, et "écrites au fond du cœur de l'homme"

 

Qu'est ce que le naturel de l'homme ? 

 

   Au delà des différentes religions et au-delà du désir d’appartenance à une

 famille, on peut rencontrer une piété profonde et personnelle. 

  Le naturel de l'homme n'est pas que la nécessité de subvenir à ses besoins, ou de satisfaire ses instincts, mais de se poser des questions existentielles. 


D’où venons-nous ? Où allons nous ?

 

     Au-delà de la doctrine, des croyances, et des rites religieux qui séparent, 
existent en effet une expérience et une attitude religieuses absolument

personnelles, non déterminées par la religion du groupe auquel on appartient.

 

 

     Il s’agit de l’expérience que peut vivre chaque être humains dans sa rencontre avec le monde et la connaissance de ses limites. Elle est accessible à tous, et c’est pourquoi on peut la qualifier de religion naturelle. Elle ne nécessite ni doctrine, ni pratique. A l’opposé des autres religions elle n’est pas pénétrée de sa supériorité, ne revendique aucun pouvoir et ne fait aucune propagande. Dans cette religion chacun est sa propre référence. La religion naturelle unit là ou les autres séparent.

 


 

 

 

     Les premiers philosophes dont nous avons connaissance en Occident avaient réussi à prendre du recul par rapport aux idées traditionnelles sur l’homme et sur la nature et s’étaient exposés, sans réserve ni appréhension, à la réalité brute telle qu’elle se présentait à eux. 

 

 

     Par exemple ils constatèrent avec surprise que la vie émergeait de ce qui est “caché", et qu’elle y retournait. Cet étonnement face à la réalité telle qu’elle nous apparait, marque notre dévotion à ce qui “est", et non à ce qui “pourrait être !  En faisant ainsi, nous ne cherchons ni à l’éviter, ni à l’interpréter. 

 

     Une telle dévotion accepte les limites fixées par la réalité perceptible, et ne cherche pas à les effacer ou à les transgresser. Il s’agit là d’un sentiment spirituel des plus profonds, à la fois humble et spontané, alors que dans le même temps, les religions chercheront toujours à interpréter et à donner un sens au “caché“, ce qui fait leur fond de commerce. Il serait si simple de respecter le “caché"   


 


 

 

     Les promesses et l’attitude des religions traditionnelles sont fondées sur des espoirs et des terreurs archaïques et magiques. Elles proviennent d’un temps où l’homme se sentait vulnérable et cherchait à conjuguer ses angoisses par la magie et les rituels. 

 

     C’est de ces profondeurs anciennes de l’âme que nous viennent les besoins de sacrifice (comme les mutilations génitales chez l'homme comme chez la femme),  d’expiation et d’apaisement sur le monde et les évènements. Avec le temps, ces besoins se sont ancrés dans des habitudes devenues convictions, et parfois même vérités, sans qu’aucun indice tangible ne vienne leur conférer un fondement. 

 

 

 

  Vu sous cet angle là, les bienfaits que la religion naturelle offre aux individus apparaissent dans toute leur ampleur, de même que la purification de l’esprit et le renoncement à tout pouvoir sur autrui qu’elle implique. 

 

 

     Pour faire simple, disons que la religion naturelle est universelle. C'est-à-dire que quel que soit l'endroit dans le monde où nous allons, les "hommes" ont le même point de vue sur le bien et le mal. 

 

Le Dieu créateuret non "les dieux des religions" a mis les mêmes principes en chacun d'entre nous. 

 

     Cela s'appelle "NOTRE CONSCIENCE". Et c'est cette conscience que nous devons écouter. Pour cela il faut commencer par faire table rase de tout ce que nous avons appris des religions.

 

Guy Jolly Sinologue et "Psy"