La vérité c'est quoi ?

La vérité est une immense verrière

tombée à terre, éclatée en mille morceaux.

Chacun se précipite, se penche,

prend un éclat de verre qu'il brandit et dit:

"Je tiens la vérité".

Ils se précipitent les uns sur les autres

avec leur morceau de vérité en forme d'arme.

Mais non, vous ne tenez qu'un morceau de vérité.

Il faudrait, patiemment, avec amour,

rassembler vos morceaux,

reconstituer la verrière afin que,

de nouveau, elle fasse chanter la lumière.


Jean Sulivan 
Prêtre et écrivain français (1913-1980)


Connaitre nos besoins fondamentaux pour prévenir et sortir de l'emprise sectaire


Pourquoi changer son vocabulaire après être sortie d'une secte?


Réapproprier ses croyances


Comment développer un bon esprit critique par le raisonnement


L'importance des faits


Comment se déconditionner en conscience?


Connaissez-vous le conditionnement démontré par Pavolf ?

Voici le lien d'un article très complet sur ce thème avec, en prime des exemples concrets de déconditionnement.

http://www.nouscomprendre.com/le-chien-de-pavlov-conditionnement-classique/

Cet article vous montre comment, nous pouvons facilement être conditionnés.
Ce conditionnement se met en place par des rituels.
 
  
Les rituels :
 
 
Voici l'Étymologie du mot "Rituel" selon Wikipédia :

Rituel est d'abord un adjectif et, quand il s'agit d'un nom, il s'applique à la codification par écrit d'un rite. Les deux mots « rite » et « rituel » sont issus du latin ritus pour le premier et de rituales libri (livres traitant des rites) pour le second. Les mots rite et rituel sont souvent employés à tort l'un pour l'autre.

Même si le mot rituel tient ses origines dans des contextes sacrés et symboliques, nous avons usage de l'utiliser de manière plus ordinaire.
Nous l'utilisons pour conditionner positivement nos enfants par les rituels du soir comme prendre l'habitude de lire une histoire avant de s'endormir.
On parle aussi de nos petits rituels du matin.
Les fumeurs comprendront.

Vous pouvez observer des rituels dans des contextes extrêmement différents :
- A l'école
- Dans les lieux de culte
- Dans votre famille
- Dans les communautés / Associations…
 
 

A quoi servent les rituels ?

Avoir des rituels est une manière de poser un cadre tant pour les bonnes habitudes que pour se sentir protégé.
Là où il y a danger, c'est lorsque nous n'en avons pas conscience et que nous sommes en train de faire des choses sans réfléchir, suite au conditionnement mis en place par ces rituels.

La définition de la manipulation mentale donnée par Jean-Jacques Crevecoeur est de :

"Faire faire, faire penser, faire ressentir ou faire dire quelque chose à quelqu’un qu'il n'aurait pas fait sans nous, et qui lui soit préjudiciable.

Même si certaines choses que nous faisons sans nous en rendre compte n'ont pas l'air préjudiciable sur le moment, elles peuvent le devenir sur le simple fait qu'elles nous conditionnent à ne pas réfléchir par nous-même et à nous faire faire des choses de manière inconsciente.

La différence entre rite et rituel :

Les mots rite et rituel sont souvent associés et pourtant ils n'atteignent pas le même but.
Le rituel sert à programmer alors que le rite marque la fin de quelque chose et le début d'un autre.
On l'appelle aussi "rite de passage" ou "initiation".
Pour que cela soit un rite de passage et non un rituel, il doit  y avoir un lien clairement exprimé avec l'événement en question.
Il ne se fait qu'une fois alors que le rituel est répétitif.
Exemples de rites de passage :
- un enterrement
- un mariage
- une cérémonie de diplôme
- un anniversaire 

 
  Comment utiliser sainement les rituels ?

Nous avons tous institué dans notre vie des rituels, consciemment ou non.
Les rituels nous donnent un sentiment de sécurité.
Les enfants ayant un besoin important de structure pour pouvoir se développer psychiquement et affectivement, ont besoin de  rituels.

Au plus un enfant est livré à lui-même sans rituel quotidien, au plus, il risque d'avoir un comportement dysfonctionnant.
A contrario, si le cadre est trop structuré, il ne pourra pas s'épanouir, ni devenir autonome.

C'est pour cette raison que nous avons besoin de rituels et si nous ne l’avons pas trouvé au sein de notre famille, nous risquons de le chercher au sein d'une communauté, plus ou moins sectaire avec plus ou moins de rituels.
Lorsque notre enfant intérieur se sent écouté et sécurisé, nous ne recherchons plus un cadre à l'extérieur de nous.
Langage des oiseaux :
(Décodage phonétique de notre communication)
Nous entendons

Le rite tue le Elle" alors le "IL" prend le pas

Le "Elle" peut être associée à notre partie féminine (cerveau droit), à notre centre instinctif, à notre créativité et à notre enfant libre.
L'opposé, notre côté masculin (cerveau gauche), le "Il" est associé à l'action, la structure, le linéaire.
Ce côté masculin sera donc ravi des rituels qui lui donneront un cadre.

Tout est une question d'équilibre, nous avons besoin des deux et de manière évolutive.

Imaginez-vous à 30 ans avoir gardé votre rituel du soir ?
Cela donnerait par exemple : je prends mon doudou pour dormir avec ma tutute et j'attends que maman ait fini mon histoire pour écouter ma chanson préférée, avec la lumière allumée.

Lorsque nous lâchons consciemment un rituel, nous pouvons dire que nous avons GRANDI.
Cela veut dire accepter de perdre des avantages.
Lorsque nous sommes attachés à des rituels cela devrait nous interpeller.  
 
 
Comment utiliser les rites de passage pour évoluer ?

La grande différence avec le rituel et le rite, c'est qu'un rite ne se fait qu'une fois par événement.
On les appelle aussi des coutumes.

En thérapie, nous appelons les rites : 
actes symboliques de libération.

Chez les Amérindiens, il est courant de faire des rites de passages.
Nous pouvons nous en inspirer pour créer les nôtres adaptés à notre vie.
Les inventer nous permet de le faire en conscience et d'être dans l'action et non dans le subir de coutumes pas toujours respectueuse de l'humain.

Ces rites, s’ils sont inventés par nous-même, nous permettent de nous réapproprier notre vie, de nous libérer, de lâcher prise, de grandir, de nous affirmer, d'augmenter notre estime et notre confiance en nous.

L'important est de décider comment les célébrer avec bon sens, de se les approprier.
 

Rappelez-vous une chose simple :

Les rituels mis en place en conscience peuvent être associés à l'autodiscipline afin d'atteindre un objectif précis, alors que sans notre pleine conscience les rituels nous amènent à la routine, qui nous conditionnent à ne pas vivre pleinement notre vie.


Exercice paradoxal : Observez les rituels et rites de passage autour de vous et notez la différence.

Exercice pratique : Inventez un nouveau rituel et imaginez un rite de passage pour un prochain événement important de votre vie.

Fêtez la vie !

Céline Rouge Théra-Coach

Osez l'envol par la Co-Naissance
 
CheCoPa 

Comment être dans la bienveillance  de nous-même grâce à un cadre adéquat ?

Bonjour à tous et toutes,

Il me semble opportun de vous sensibiliser sur l'importance de faire la différence entre le cadre et le conditionnement article juste au-dessus 
 Le cadre est une forme de convention que nous passons entre nous.
Cela se fait de manière explicite ou implicite, c'est ce qui régit notre bon vivre ensemble.
Ces conventions viennent de coutumes acquises de notre environnement, la plupart du temps, et ne sont souvent pas faites en conscience mais plus par éducation.
 Les différents types de cadres
 
Il existe des cadres carrés et rigides et à contrario des cadres ronds comme sur l'image qui ont même une ouverture.
Pour arriver à un cadre non rigide, il est important de faire un travail sur soi.

Lorsqu'un cadre est trop rigide il tue la créativité et nous conditionne à ne plus réfléchir par nous-même. Dans les mouvements sectaires se sont des règles qui définissent le cadre et non des principes de vie, même si ceux-ci prônent le contraire.
Au plus le cadre sera dur et rigide et plus les dérives seront sérieuses.

Un cadre carré peut être appelé "conformiste" c'est à dire que cela ressemble plus à un moule qui façonne l'être et ne permet pas à notre être intérieur de se révéler.
Le but du cadre

Le but d'un cadre peut être très différent, c'est pour cette raison qu'il ne peut pas être le même selon l'objectif à atteindre et le contexte.
Il ne sera pas le même, si vous posez un cadre avant de jouer à un jeu de société ou si vous travaillez sur un projet bien défini ou bien encore si vous êtes avec un groupe de personnes de tranches d'âges différentes.

Son but est de permettre une cohésion sociale et d'être soi dans le respect de l'autre. Il donne une sécurité de par ses limites. C'est à mon sens son but le plus important.
La solution est dans l'intention qui est recherchée dans la pose du cadre. Est ce pour contrôler ou bien pour nous permettre de nous épanouir ?
Pourquoi poser un cadre?
 
Le fait de poser un bon cadre permet une plus grand liberté d'expression et de confiance mutuelle.
Il permet de canaliser le potentiel humain et de développer ainsi la créativité, le bien être de chacun et du collectif.
 
Le cadre doit se poser dès le début, il se doit d'être bienveillant et ferme par sa structure.
Il est nécessaire de faire des recadrages réguliers, c'est à dire de rappeler les règles définis au début et par la suite, lorsque l'habitude est prise, l'intégration du cadre se fait par l'ensemble des personnes et fusionne avec elles.

Une personne m'a dit un jour qu'il ne voyait pas le cadre dans mes ateliers et pourtant tout allait super bien, je lui ai répondu que lorsque le cadre ne se voit plus, c'est qu'il a atteint son but.
Car en effet le cadre doit rester un outil parmi tant d'autre.
Nous avons une phrase phare dans notre ASBL pour éviter toutes dérives liées aux outils de développement personnels et de thérapies :
"Il ne faut pas confondre l'outil et le but"
Quel est la différence entre poser un cadre et  poser des conditions ? 


Lorsque nous posons un certains nombres de conditions, nous ne sommes pas dans la bienveillance. En effet, il y aura toujours des personnes qui ne voudront ou ne pourront pas atteindre ces conditions. Nous portons atteinte au libre arbitre et nous risquons de rejeter certaines personnes.

N'est-ce-pas ce que nous vivons dans notre système politique ?
Nous entendons souvent des personnes s'entendre dire :
"Désolé, vous ne rentrez pas dans nos conditions d'admissions".

Lorsqu'il y a des conditions, il y a forcément exclusions sociales.

Ce qui est terrible, c'est lorsque cela porte atteinte aux besoins fondamentaux de l'humain tels que manger, avoir un toit, rapprocher sa famille etc...
Si vous n’avez pas de papier par exemple vous n’avez pas le droit d'obtenir le minimum vital.


Je ne dis pas qu'il ne faut mettre aucunes conditions car ce serait l'anarchie sur terre. Par contre, un principe que j'applique et que j'aime à transmettre afin de ne pas être dans un jeux de pouvoir est :


"De donner la possibilié d'accomplir les exigences que nous demandons"

Réfléchissez bien à cela, c'est un des points les plus importants afin de sortir des "jeux de pouvoirs"

Si je donne la possibilité aux personnes d'atteindre mes conditions pour entrer dans ma structuremon cadre est comme sur la photo, rond et ouvert, en d'autre mot bienveillant car je tiens compte des sentiments et des besoins de l'autre et je fais en sorte que cela soit atteignable.

Soyez attentif aux paroles si vous entendez le petit mot "si", vous êtes dans du conditionnel et non dans de l'inconditionnel. Par contre si vous n'êtes pas en phase avec une règle venant d'un bon cadre, vous entendrez quelque chose comme "lorsque".
 "Si" est une formule contraignante, tandis "lorsque" ouvre le champ du possible. 
 
Qui doit poser le cadre ?

Notre système éducatif favorise un cadre que je nommerai plus "carré". On parle de règles à suivre, règles données par l'autorité établie où les enfants n'ont pas leurs mots à dire.
Certaines écoles s'en rendent compte et essayent d’inclure les enfants. C'est déjà un grand pas en avant. Dans un contexte où il y a une autorité naturelle c'est "l'animateur ", l'éducateur ou le parent qui pose la cadre.

Lorsque le cadre est posé par l'autorité il est moins facile de le suivre car il nous est imposé, donc nous subissons ce cadre qui ne peut pas convenir à tout le monde.


Par contre lorsqu'il s'agit d'un collectif sans ordre hiérarchique tel qu'un ensemble d’élèves ou de salariés, le collectif sera concerné. Il faudra toutefois un gardien d'un pré-cadre pour y arriver.
 Comment poser le cadre ?
Lorsque le collectif a la possibilité de poser le cadre ensemble c'est l'idéale.
Il faut du temps pour cela, beaucoup d'énergie et d'attention.
Poser un cadre doit se faire en tout premier lieu et de manière bienveillante, c'est le départ à toute relation interpersonnelle.

Même dans la famille lorsque l'enfant peut de temps à autre proposer des règles et se confronter à sa faisabilité, cela est très enrichissant pour lui de constater qu'il y a des lois immuables auxquelles chaque être humain ne peut défier.

Le cadre se doit d'être bien compris, la reformulation peut s'avérer nécessaire.
Que dois contenir un cadre bienveillant ?

Principes tirés de la communication assertive :

Parler en JE, éviter le TU qui tue et abolir le ON.
Pas de jugement car en langage des oiseaux si je juge je mens.
Pas de ping pong (lorsqu'un personne parle on ne réagit pas sauf sur demande explicite).
- Pas de justification.
Chacun s'occupe de ses besoins et pas ceux des autres (sortir du syndrome du sauveur).
Confidentialité respectée.
- Esprit de compétition écarté.
- Osez exprimer votre désaccord en cherchant une solution constructive.

Voici en vidéo 4 principes de vie qui permettent ce cadre bienveillant :
https://kaleidoscope-kids.eu/4732-2/
 
Exercice paradoxal : Faites cet exercice pour remettre en question certains cadres.

http://je-choisis-ma-vie.fr/2012/06/08/changer-de-vie-sortir-du-cadre/

Exercice pratique : Décidez de parler en JE.
C'est le début de toute communication bienveillante et qui vous rend puissant, juste et responsable.

Céline Rouge Théra-Coach