Pourquoi l'imprescriptibilité est une absolue nécessité en matière de viol sur mineur

Marie-Claude Barbin Psychologue clinicienne et retraitée de l'Education nationale

 

Léa, violée à six ans par un ami de la famille, n'a jamais pu parler. Soixante ans après les faits, il y a prescription.

Le viol est un crime contre l'humain. Véritable entreprise de déstructuration, il nie la victime, la réduit à un objet de jouissance inanimé. Cet abus de pouvoir par l'appropriation forcée du corps de l'autre, viole du même coup les lois élémentaires qui régissent les sociétés humaines. Comme tout crime, me dira-t-on... Non, car dans le cas d'un viol sur mineur, c'est un tabou fondamental qui est foulé aux pieds.

En s'attaquant à un enfant, le violeur profite de sa vulnérabilité, abuse de sa confiance, use de stratégies de manipulation qui assurent son emprise sur un psychisme immature.

Pourquoi une société moderne fondée sur des valeurs humanistes et protectrices, lutte-t-elle si mal contre les violences sexuelles envers les enfants? C'est simple: parce que ces violences-là ne sont pas tout à fait des violences comme les autres. L'absence d'empathie et de solidarité prend le dessus sur le réflexe protecteur; la société a tendance à récuser une parole jugée gênante, sinon indécente.

Rongées par un injuste sentiment de culpabilité, les victimes elles-mêmes s'emploient la plupart du temps à enterrer l'événement. Elles espèrent sceller sous la lourde chape de l'oubli, en même temps que leurs souvenirs, la souillure et sa conséquence: un insurmontable mal-être.

Il existe une "culture du viol" sous-jacente, que l'on pourrait définir comme un refus de conceptualiser les violences sexuelles, d'en reconnaître la réalité, les conséquences, d'entendre celles-ci lorsqu'elles sont révélées. Entendons-nous bien: cette attitude n'est pas seulement celle du violeur, mais de tout notre système.

En amont, on dénonce avec force et indignation; en aval, confrontés aux faits, on élude, on doute, on classe sans suite, bref, on pratique une forme de complicité passive. Par lâcheté collective, angoisse devant l'impensable, volonté de minorer un problème qui dérange, ou parce que les autorités et les médias subissent à leur insu l'influence du discours de l'agresseur – dominant par nature...

La fréquente méconnaissance des mécanismes psychotraumatiques par les différents intervenants – forces de l'ordre, magistrats instructeurs, juges d'assises, avocats, médias et simples observateurs – achève de réduire les victimes au silence. Un silence qui, au fond, arrange bien une société redoutant d'être confrontée à ses failles, à ses démons.

Des victimes abandonnées à leur sort: il s'agit là d'un processus qui ajoute de la violence à la violence, au bénéfice de l'agresseur campé dans le déni, lui conférant ainsi une impunité au sein d'un système resté patriarcal, donc passablement indulgent envers les agressions sexuelles – à moins que leur caractère criminel ne soit prouvé en bonne et due forme.

Tout un magma de présupposés malsains conduit insidieusement à une banalisation des violences sexuelles. Plus encore que la dénégation ("Elle ment, il ne s'est rien passé"), la posture défensive la plus fréquente chez les violeurs reste "Elle était consentante". Cette formule sous-entend l'inadmissible aphorisme "Qui ne dit mot consent" suggérant que ne pas résister, c'est accepter; qu'en pareil cas, il n'y aurait pas de "vrai viol".

Sont ainsi éludées la capacité de l'agresseur à imposer sa domination sans violence ni menace – et à l'inverse, l'incapacité à agir d'une victime paralysée par la peur de mourir: en état de sidération. Peut-on réellement affirmer qu'un enfant possède l'aptitude physique et psychique au consentement qu'on se plaît à lui prêter?

Au-delà des considérations sur le comportement de la victime, imagine-t-on un violeur stoppé en plein élan par des protestations, et qui libérerait sa proie en s'excusant, tout penaud: "Oh, désolé, je croyais que t'étais d'accord..."? Les bonnes âmes qui invoquent à décharge une virilité impulsive, devraient s'interroger sur ce point – et réaliser qu'un prédateur sexuel sur le point de conclure est à peu près aussi facile à arrêter avec des "Non, je ne veux pas" qu'un missile verrouillé sur sa cible.

Autre aspect mis en avant, la question du temps de réaction: "Pourquoi a-t-elle attendu pour parler?"... Sous-entendu: une "vraie" victime laisserait-elle passer dix, vingt, trente ans ... avant de dénoncer un viol? Eh bien oui; de même que certaines ne parviendront jamais à s'y résoudre.

À un contexte très défavorable à la dénonciation, il faut ajouter la difficulté d'une procédure de dépôt de plainte, pour une victime profondément bouleversée. Il est exigé qu'elle rapporte les "faits supposés" en respectant leur chronologie et sans rien omettre ni oublier: c'est la moindre des choses en matière pénale, au regard de ce qu'encourt l'accusé.

Il s'ensuit assez souvent un discours confus, entaché d'errements, de trous de mémoire, voire de divagations. Le cerveau n'aime pas qu'on le conduise sur les sentiers d'un souvenir traumatique; pour éviter la reviviscence du trauma, il cherche à se dérober, emprunte des chemins de traverse. Et la confrontation avec l'agresseur au tribunal est une épreuve si douloureuse, si violente en soi, que beaucoup de victimes ne peuvent se résoudre à l'envisager.

Si certaines réussissent à déposer plainte et trouvent le courage de se porter partie civile lors du procès en assises, d'autres en sont empêchées par la prescription. L'agresseur peut se prévaloir du "droit à l'oubli", tandis que la victime, elle, n'oubliera jamais...

En dehors de l'absence matérielle de preuves, l'un des arguments les plus fréquents contre l'abolition de la prescription pour les victimes d'agressions sexuelles est le caractère exceptionnel de l'imprescriptibilité, réservée aux seuls "crimes contre l'humanité".

Le viol n'en fait hélas, pas partie – malgré son caractère spécifique: il s'agit en effet d'un crime auquel on survit, en restant profondément marqué; les conséquences à long terme sur la victime elle-même, mais aussi sur ses propres enfants, peuvent être dévastatrices.

C'est en ce sens que la possibilité de parler, d'obtenir justice et apaisement, même très longtemps après les faits, devrait être regardée comme une nécessité vitale pour la société toute entière.

 

Marie-Claude Barbin Psychologue clinicienne et retraitée de l'Education nationale


Abus sexuels les causes,prévention, soutien aux victimes.

LES NOMBREUSES AGRESSIONS SEXUELLES REVELENT, DANS NOTRE SOCIETE, UNE CARENCE RELATIONNELLE D’ORDRE EDUCATIVE, AFFECTRIVE ET SOCIALE…

Par Pierre Buisson 

PSYCHOLOGUE

Introduction :

Il est anormal qu’à notre époque, en France, une femme sur sept soit victime d'une agression sexuelle. Il est autant anormal que de nombreux enfants mineurs subissent les mêmes préjudices...Sans minimiser le travail des associations d'aide aux victimes, il faut tenter d'analyser ce qui provoque, dans notre société, la généralisation de tels comportements compulsif et violent...Entre un héritage « judéo-chrétien » et des autres religions du livre qui ont stigmatisé le « sexe » croisé à la modernité et ses médias, qui ne canalisent plus la violence ni une sexualité débridée, l'individu se trouve souvent plongé dans une confusion qui le désoriente de tous repères...

Un « complexe » concernant la sexualité serait lié en partie à notre héritage judéo-chrétien et des religions du livre !

Tout ce qui est lié à la sexualité, dans notre occident moderne, est encore, aujourd'hui, malgré « la libération sexuelle », entouré de tabous et d'interdits...Notre inconscient collectif est encore imprégné, malgré nous, d'une certaine ambiguïté vis à vis du sexe...Pendant plusieurs siècles, et particulièrement dans les périodes où les religions du livre étaient aussi puissantes que l'état, le rapport au sexe, à l'argent, au pouvoir, était très connoté...Le pouvoir en place culpabilisait souvent le peuple en associant facilement ces domaines avec « le mal », ce qui favorisait une certaine soumission par la peur et la culpabilité…L'héritage du "sexe tabou" hérité des religions est bien enfoui dans notre cerveau reptilien. Il nous renvoi encore une image du « sexe » associée au « pêché »...Il y a encore une contradiction occidentale à approcher le « sexe » de manière saine et naturelle. En conséquence, nous émettons un certain malaise à en transmettre les « rudiments » à nos adolescents, qui ont pourtant besoin d'être éclairés et guidés dans ce nouveau et troublant domaine…

Prévenir et informer l'enfant dès l'école primaire, c'est l'aider à reconnaître les signes précurseurs ou effectifs d'agression sexuelle…

Le grand danger chez un enfant qui subit un acte sexuel est sa « tendance » à le « banaliser », car émanant, « avec une certaine affection », d'un proche...Cette réalité est renforcée par une perception encore floue chez l'enfant à discerner un geste affectif normal d'un geste pervers… Son inconscient le protégera en en refoulant le souvenir au point de le lui faire consciemment oublier..En grandissant, cet épisode resurgira sous forme de complexes ou d’obsessions culpabilisantes qui perturberont durablement son comportement relationnel et ses futures expériences amoureuses...Dans le pire des cas, les conséquences sur le psychisme peuvent être dramatiques : perte de l'estime de soi, paranoïa, dédoublement de personnalité, etc..Pour prévenir ces dérives, il s'agirait de transmettre aux enfants (dès l'école primaire) quelques consignes de prévention concernant la détection de comportements déviant d'adultes, qui les inciteraient ou les forceraient à des gestes, pratiques, voir des rapports sexuels...Il s'agit de sensibiliser ces enfants à des réflexes quasiment « pavloviens » au cas où ils soient victimes de comportements déviants. Il faut inciter l'enfant à en référer le plus rapidement possible à un tiers : parents, éducateur, maître d'école…Ainsi, l'enfant pourra être immédiatement pris en charge par un suivi psychologique qui évaluera l'impact de « l'agression » et pourra la « traiter » aussitôt…

A l'adolescence, l'information sexuelle est indispensable, mais insuffisante si l'adolescent ne peut pas se confier suffisamment sur des éventuelles « difficultés » !

L'enseignement de l'éducation sexuelle est bien entendu indispensable. Mais l'école l'enseigne souvent sous la forme d'un cours magistral, proche d'un cours de « science naturelle », en considérant cela suffisant ! Il faudrait également proposer à chaque jeune la rencontre individuelle avec un éducateur, si besoin, pour poser des questions plus personnelles. Cet espace de parole est crucial pour qu'un adolescent, en confiance, puisse se livrer sur des épisodes ou blocages relationnels pouvant pénaliser une possible expérience sexuelle. L'écoute individualisée favorise la détection de complexes ou de non-dits qu'un cours collectif peut difficilement détecter. D'autre part, il est aussi important de transmettre à nos adolescents des valeurs privilégiant d'abord le sentiment amoureux avant de découvrir le sexe...D’autre part, il faut être attentif à l'influence délétère de la pornographie sur internet et les réseaux sociaux. Elle dévalorise chez les jeunes, les valeurs d'amour au profit d'un comportement sexuel froid et compulsif.

Ne pas s'épanouir affectivement et sexuellement contribue à une difficulté à assumer l'altérité !

Certains individus, après des échecs affectifs et sexuels répétés, vont cultiver une mauvaise image de soi ou le sentiment de na pas être appréciés ou dignes d'être aimés...Chez certains, les choses s'arrangent néanmoins avec le temps... Chez d'autres, la répétition de cet échec peut développer un manque de confiance qui entraînera à son tour certaines difficultés scolaires ou d'insertion professionnelle… Inconsciemment, cet échec entraîne une difficulté plus large : celle d'assumer l'altérité, le rapport à l'autre en général, et cela peut participer d'une marginalisation de l'individu...

De l'échec affectif et sexuel à devenir un agresseur ou un violeur, il n'y a qu'un pas...

Chez des individus ayant essuyés des « revers » amoureux ou ayant été agressés dans leur enfance - et parfois malgré un rééquilibre dans leur vie affective et sociale - à l'âge adulte, certains peuvent devenir agresseurs, voir violeurs...Ils le feront subir à des femmes, à des enfants (filles ou garçons)...Le viol est souvent un acte de « compensation ». Sa motivation repose sur un retour à la conscience d'un ou d'événements « traumatiques » (agression sexuelle subie ou revers liés à un refus mal vécu…). La réémergence de tels « épisodes » est parfois canalisée et traitée thérapeutiquement, voir chimiquement… Malheureusement, pour certains, la pression (obsession) psychique est trop forte et se manifeste de manière violente et plus ou moins imprévisible. Les victimes de viols vont, pour plus de 80 %, concerner des proches : femmes (épouses), amies, enfants mineurs, adolescents…

L'agression sexuelle (harcèlement) se banalise dans l'espace publique (rue, transports en commun, entreprise…) :

Le harcèlement de rue se manifeste par des remarques gênantes essentiellement à l'adresse des femmes par des sifflements, de insultes, des exclusions de certains espaces publics : lieux, terrasses de café investis par des communautés masculines...Elles sont aussi victimes d'agressions physiques...En France et partout dans le monde, de plus en plus d'entre elles dénoncent ces agressions sexistes quotidiennes. Les pouvoirs publics, pour obtenir parfois une « paix sociale », ne les protègent pas toujours...Certaines femmes forment des groupes autonomes pour revendiquer leur respect. Le harcèlement est aussi présent dans les transports en commun. 100 % d'entre elles qui empruntent ces transports ont été harcelées au moins une fois, à de simples attouchements à des agressions violentes.

Ces violences sexuelles dans les transports doivent être reconnues et combattues par tous. Enfin le harcèlement sexuel est présent dans l'entreprise. Dans ce cadre et malgré des tentatives d'intimidation, les salariés victimes de harcèlement ne doivent pas rester sans réagir...Le cadre institutionnel de l'entreprise offre suffisamment d'intermédiaires : responsables, délégués du personnel, médecin ou inspection du travail pour confier ces exactions...Si s'exprimer oralement est trop difficile, il est possible de le faire par écrit...Il est important de conserver toute preuve présumant un harcèlement (mails, sms, lettres, certificats médicaux, arrêts de travail, témoignages…). Si la situation ne change pas et que la santé du salarié est en jeu, il est possible d'envisager de prendre acte d'une rupture du contrat de travail.

La séparation entre la sphère publique et privée ne facilite pas la vigilance sociale !

Il ne faut pas minimiser l'action de plusieurs associations existantes, qui assurent admirablement l'accueil des victimes d'agressions...Il semble par contre qu'il faille réfléchir sur les moyens de repérer « précocement » les signes émanant d'une personne en situation de danger. C'est la période de « latence » parfois longue - on en a eu la preuve avec le cas de Jacqueline Sauvage - qui révèle, dans notre société, un manque de vigilance sociale. En occident, la séparation entre la sphère privée et la sphère publique ne facilite pas l'assistance à personne en danger...Ce constat est amplifié par l'anonymat citadin qui fait que deux voisins du même pallier peuvent « s'ignorer totalement »...L'injonction coopérative dans la sphère privée est malheureusement peu fréquente. Pourtant, c'est l'environnement proche de la victime qui est le mieux placé pour être le maillon qui relie celle-ci à l'institution...

Si la victime, agressée dans la sphère privée, n'est pas reliée à un lien social et professionnel, cela l'isole d'autant plus !...Les réflexes de solidarité ne se prescrivent pas, et pourtant, ils sont souvent les seules chances, pour une victime, d'être repérée et prise en charge...Que faire face à cette carence sociale ? Une solution serait de multiplier la présence de médiation, en créant une certaine veille ou lien social de proximité, néanmoins présente dans certains quartiers « sensibles ». Néanmoins, elle ne peut pas être présente partout et ceci renvoie la responsabilité du lien social à une vraie réforme sociétale ! En conséquence, un de ses « chantiers » est de créer davantage de lien social entre la sphère publique et privée.

Le ministère de la santé doit davantage détacher des personnels qualifiés et renforcer la systématisation de la prise en charge des victimes.

Pour revenir à la « réalité », une victime identifiée doit avoir un parcours des plus « court » entre l'agression subie et la « prise en charge », ce qui permet d'en minimiser davantage les conséquences. Une prescription systématique gratuite doit être « déclenchée » avec des psychologues certifiés et sensibilisés à ce type de souffrance. Ces derniers doivent en deux à trois séances, rassurer, dédramatiser, déculpabiliser la victime et les accompagner à légitimer l'acte de porter plainte...Ils doivent naturellement diagnostiquer les conséquences plus ou moins prononcées de l'agression sur la victime, et évaluer les différentes « actions » ultérieures à mettre en place : suivi thérapeutique prolongé nécessaire ou autres démarches…

En conclusion :

Notre société est dotée de multiples réseaux et structures pour prendre en compte les victimes d'agressions sexuelles. En ce qui concerne les enfants, la prévention devrait être assurée dès l'école. Les adolescents, nous l'avons dit, devraient davantage être écoutés. Les femmes doivent être davantage protégées dans la sphère publique et privée. Cette vigilance sociale se confronte à une difficulté majeure : la notion d'anonymat et de désert social...Il ne s'agit pas de désert géographique lié à nos campagnes, mais de désert relationnel où le lien social manque cruellement, même au cœur d'une ville. En conséquence, que les agressions sexuelles se déroulent au grand jour comme dans une sphère « privée », chaque citoyen pouvant en être témoin doit y réagir et le dénoncer, directement ou indirectement, en fonction de ses possibilités. La vigilance sociale n'est pas la seule affaire des forces de l'ordre, elle doit être avant tout un état d'esprit et l'affaire de tous. Elle devrait progressivement rendre notre société plus humaniste et solidaire.

 

Amicalement,
Pierre


Prévention dans l'enfance

Ce mois-ci nous allons parler d’un sujet encore trop souvent tabou, celui de la sexualité ; particulièrement des abus sexuels sur mineur.

 

Pourquoi ce sujet ?

 

Vous avez peut-être pu remarquer que les scandales liés à la pédophilie au niveau du catholicisme ont refait surface ces derniers temps (voir le film Grâce à Dieu).

Les abus sexuels sur mineur  commence à se révéler en force au sein de la communauté des Témoins de Jéhovah.

Les problèmes liés à la pédophilie ne sont pas le lot seul de ces deux communautés religieuses, toutefois les victimes de pédophilie au sein des témoins de Jéhovah parlent de plus en plus librement et sont enfin entendues en Europe et par le gouvernement belge.

 

Changer l'histoire en sortant des tabous :

 

La sexualité est un moyen de contrôle très puissant.

Selon la médecine chinoise elle est reliée au chakra sacré (au nombril) qui est la chakra ou roue d'énergie qui abrite notre énergie vitale.

 

http://taoetspiritualite.fr/le-chakra-sacre

 

Les abus sexuels sont la forme d'emprise la plus enfermente qui soit puisqu'elle touche à notre intimité la plus profonde et ouvre la porte à tous les autres formes d’abus.

  

Pour arriver à sortir de cette crypte infernale de l'abus sexuel, il faut amener la lumière sur tous ces secrets et oser en parler.

C'est ce que des personnes courageuses commencent à faire et en faisant cela elles sortent de leurs enfermements pour trouver leur vraie place ; celle de victime, voie de guérison.

 

https://www.checopa.be/2018/10/31/sortir-des-tabous-pour-aller-vers-l-assertivit%C3%A9/

 

 

Outils concrets de protection :

 

Il y a énormément d'outils pour protéger les enfants contre les abus sexuels.

 

Voici 7 outils qui me paraissent accessibles et simples à mettre en place.

 

Il s'agit bien sûr des propositions d'outils ; d'autres existes et c'est à vous à aller chercher ceux qui vous parlent et qui vous paraissent les plus opportuns, selon l'âge de l'enfant et de votre histoire.

Je vous conseille de toujours être d'accord avec ce que vous dites et d'être en accord avec les propositions d’exercices que vous utilisez.

Ces outils nous ont permis de protéger des enfants de la pédophilie ; ils ont déjà montré leurs efficacités :

 

1- Raconter l'histoire du petit Chaperon Rouge :

 

"Elle évoque les trois principales déviances sexuelles punies par la loi à savoir le viol, la pédophilie et l’inceste."

 

http://www.fredericgrolleau.com/2018/02/symbolique-et-represantation-dans-le-petit-chaperon-rouge.html

 

Lire l’histoire sans aucune interprétation sera bénéfique pour les enfants.

Il est aussi intéressant de permettre aux enfants de vivre le conte sous forme de mise en scène théâtrale après la lecture mais sans apporter de correction à leurs manières de le vivre et de leur proposer de réinventer l'histoire en disant "non" au loup comme sur l'image ci-dessus.

 

2- Apprendre à dire NON :

 

Pour apprendre aux enfants à refuser toutes propositions qu'ils ressentent comme indécentes voici un exercice de groupe :

Mettre les enfants assis en cercle, demander que tout le monde disent OUI et nommer une personne qui doit dire NON.

Chacun doit à son tour être la personne qui ose dire NON.

A la fin demandez à toutes les personnes d'exprimer comment ils se sont sentis dans ce positionnement en disant "non" alors que tout le monde disait "oui".

 

3- Apprendre la position corporelle dit du "Guerrier " :

 

Cette position qui vient des arts martiaux permet une grande stabilité corporelle et émotionnelle et amène les enfants à pourvoir plus facilement exprimer ce qu’ils ressentent.

Un corps stable amène une plus grande confiance en soi.

 

Voir la position en vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=ZSjl-TzXvrE

 

 

4- Faire respecter son NON :

 

Demander à l'enfant de se mettre dans la position du guerrier, lui proposer de positionner sa main en disant clairement NON à une demande intrusif corporelle sans toucher la personne.

Exemple : L’adulte demande est-ce que je peux te chatouiller ou toucher tes cheveux ou mettre mes doigts dans ton nez (ça les faire rire à tous les coups).

 

5- Protéger en communiquant clairement ce qui est acceptable ou pas dans sa sexualité :

 

Les phrases que je propose de dire aux parents sont :

 

"Ton corps t’appartient ; personne ne peut te faire faire ce que tu ne veux pas."

"Entre enfants seulement si ce que l'autre te demande est vraiment ok pour toi c'est ok."

"Avec un adulte, toucher ou voir tes parties intimes ou les siennes n'est jamais acceptable sauf si problème médical et ce accompagné".

Si jamais il y a quelque chose de non acceptable pour toi viens m'en parler ou à une personne en qui tu as vraiment confiance"

 

6- Parler librement de la sexualité sans tabous :

 

Ne pas condamner les orientations sexuelles en disant que cela est bien ou mal.

Quand on sait que la sexualité commence in utéro il y a de quoi relativiser.

Pour pouvoir en parler librement il faut bien sûr que cela soit naturelle et cela commence en général par sortir soi-même de ses propres tabous, en sortant de tous les non-dits et interdictions imposées par la religion, l'écoles, la familles, la communauté...

Le plus facile est de commencer par des livres pour enfant et de s’ouvrir soi-même à la sexualité par la littérature.

 

Voici une collection de livres intéressantes écrite par une psychologue "Max et Lili" qui parlent de plusieurs sujets auxquels l'enfant est confronté.

"Max ne pense qu'au zizi est une réflexion sur la découverte des pulsions sexuelles. Max découvre son corps et ne pense plus qu'aux filles en maillot de bain. A l'école, ses petits camarades le traitent d' « obsédé sessuel ». La maîtresse le trouve rêveur. Il n'arrive plus à se concentrer. Dérouté, Max commence à penser qu'il n'est pas normal"

"Lili ne veut plus se montrer toute nue..."

 

https://www.notrefamille.com/maman/quatre-livres-pour-parler-de-sexualite-avec-vos-enfants-c-est-quoi-un-obsede-sessuel-o64930.html

 

7-Ne pas demander à l'enfant de faire des choses qui ne lui conviennent pas.

 

Par exemple :

Ne jamais forcer un enfant à faire une bise ou un bisou.

 

http://jereussis.be/les-bonnes-idees-et-astuces/faut-obliger-enfants-a-faire-bisous/

 

Protéger en développant l'autonomie sans surprotéger ni fabuler :

 

Pour éviter que les enfants ne puissent utiliser cela contre un adulte (cela est déjà arrivé) il ne faut pas parler des sanctions telle que la prison (ce qui en plus pourrait mettre l'enfant face à une responsabilité qui n'est pas la sienne).

Faire de la prévention et avoir comme seule intention de leurs donner les moyens de se défendre contre les prédateurs et de parler librement à qui de droit.

 

Pour les abus révélés c'est une question délicate qui se doit d'être traité par les autorités et professionnels très compétents.

 

 

Reconnaître les personnes ayant vécus des abus :

 

II est important de savoir reconnaître les personnes ayant subi elles-mêmes les abus sexuels dans leurs enfances afin de pouvoir les rassurer.

J'ai pu constater que lorsque les équipes pédagogiques étaient confrontées à ce problème et elles se sentaient démunies allant jusqu'à imposer voir juger les mamans ( le plus souvent ) qui ne voulaient pas laisser partir leurs enfants en voyages scolaires ou qui s'inquiétaient plus que d'ordinaire lors des jeux d'enfants dans les toilettes.

L'humain a comme mécanisme de défense pour se protéger des souffrances émotionnelles trop violentes, d'oublier certains événements.

C'est pourquoi les parents ayant été victimes d'abus lors de leurs enfances vivent des peurs qu'ils transposent à tort ou à raison sur leurs enfants sans savoir pourquoi.

 

C'est leur instinct qui prend le dessus parce que le corps garde en mémoire les traumas du passé non résolus et non conscientisés.

C'est la bienveillance et l'écoute qui aideront les personnes en charge de l'enfant à comprendre que derrière toutes réactions des parents il y a une cause liée aux traumas familiales et comme pour toutes voies de changement profitables à la cellule familiale, il ne faut en aucun cas forcer ou culpabiliser les familles.

 

Des solutions peuvent être mises en place comme permettre aux parents de trouver ce qui leurs conviennent sans se placer comme thérapeute de fortune ou de vouloir psychanalyser les parents.

 

J'insiste beaucoup sur cela car c'est à mon sens aux vues de mes expériences dans l'accompagnement des personnes ayant vécu des abus sexuels que c'est le respect du libre arbitre qui permet aux familles de casser les cycles liés à la pédophilie et d'aller vers la guérison.

 

J'espère de tout cœur que vous pourrez partager cet article aux personnes concernées telles que les professeurs, les éducateurs et les parents afin de préserver le plus possible d'enfants de ce fléau mondiale.

 

Céline Rouge 

Co-fondatrice de l'asbl CheCoPa

Coach de vie et Thérapeute familiale

 


La dissonance cognitive appliquée aux victimes de pédophilie.

Ce mois-ci voici un dossier conçu spécialement pour les personnes ayant connu la pédophilie afin de  mieux les comprendre de les soutenir au mieux et de pouvoir amorcer un travail de libération émotionnelle.

 

Dissonance cognitive,définition :

 

Une relation est dite dissonante quand deux cognitions (raisonnement, coordination des mouvements, savoirs, croyances, ressenti, émotion…) provoquent une incompatibilité.

Elle est psychologiquement inconfortable lorsque l'esprit est soumis à des éléments incompatibles et contradictoires.

 

Application à la pédophilie :

 

Les actes de pédophiles sont des expériences vécues par des enfants comme une soumission forcée ou "induite". Ce sont des victimes d'abus de pouvoir, qui ressentent une dissonance,(incompatibilité, décalage, contradiction) entre deux ou plusieurs cognitions :

 

L'enfant, sans connaissance intellectuelle particulière, sent à travers son "ressenti, et son 'intuition " une dissonance "naturelle" avec les prétendus gestes "affectifs" de son agresseur.

Cette dissonance cognitive, chez beaucoup d’enfants, d’adolescentes et d’adolescents agressés sexuellement se traduit par de la honte, partagée avec des sentiments de culpabilité parce qu’ils croient avoir participé de plein gré à l’agression, et ce, à cause de leurs réactions physiques, (qui peuvent même être accompagnées par un orgasme) alors que ce ne sont que des réactions réflexes à une stimulation sexuelle.

Toutefois si ces réactions réflexes ambivalentes ne signifient pas que les victimes sont consentantes, elles vont néanmoins développer un faux sentiment de "consentement mutuel" sur la base du plaisir ressenti.

 

C’est ce que recherchera l'agresseur pendant la "relation" en faisant dire à l'enfant qu'il a aimé ses caresses.

 

C'est ainsi qu'il l’enfermera dans le silence.

 

Réduction des dissonances cognitives chez les agresseurs :

 

Les distorsions cognitives ressenties par les agresseurs ne sont pas perçues comme des conséquences directes de leurs comportements sexuels déviants, mais plutôt comme une manière de justifier, minimiser, rationaliser et même maintenir ces comportements.

Ainsi, ils interprètent le comportement des gens en général, des femmes et de leurs victimes en particulier pour réduire la responsabilité de leur comportement sexuel déviant, afin de continuer d’abuser sans culpabilité, anxiété ou honte. (Sentiments qui accompagnent souvent les actes contraires aux normes sociétales).

 

Le fait que les victimes d’agression sexuelle soient le plus souvent des femmes et des enfants, et les agresseurs, presque exclusivement des hommes, amène à rechercher les causes parmi les facteurs socioculturels. La violence sexuelle est un phénomène unidirectionnel, une prise de pouvoir ou de contrôle, des hommes sur les femmes, des adultes sur les enfants, favorisée par des attitudes sociales, alimentée par des mythes et des croyances.

 

Parmi ces causes on peut noter :

 

- Le maintien de rapports inégaux entre les hommes et les femmes.

- Le processus de socialisation amenant les hommes à adopter des attitudes de domination, et les femmes, des attitudes de soumission.

- La compréhension faussée de la sexualité féminine.

- La vision stéréotypée des rôles sexuels, domination dans les rapports sexuels.

- Les attitudes négatives envers les femmes, valeurs sexistes.

- L'acceptation de la violence interpersonnelle.

- La pornographie qui influence les pensées et les comportements en montrant certaines façons acceptables d’agresser, en désensibilisant les consommateurs par rapport à la violence et à l’agressivité et en diminuant de diverses façons la responsabilité personnelle.

 

Dissonance cognitive et dénonciation des agressions sexuelles par les victimes :

 

Sentiments d'ambivalence :

 

Elle consiste à ressentir deux cognitions (deux sentiments)contradictoires en même temps. Ici, l'ambivalence gravite autour des sentiments négatifs (honte, souffrance, impuissance) qui ont parfois été simultanément accompagnés du plaisir, qu'il soit relationnel (un compliment), sensuel (une caresse), ou sexuel (le toucher des organes).

Le fait que le plaisir soit associé à la souffrance entraîne des dommages considérables : la personne se sent responsable d'avoir été abusée, puisqu'elle a "coopéré" en y prenant du plaisir, alors que c'est la "nature" même qui a donné à l'être humain cette capacité à ressentir de la jouissance aux gestes affectifs.

Par contre, ce qui est anormal, c'est la perversion du pédophile,qui a prémédité le piège dans lequel il a attiré sa proie innocente à travers des pseudos attitudes affectueuses.

 

C'est lui, et lui seul qui est responsable.

 

Pour bien comprendre ce processus de la dissonance cognitive, il faut la voir à travers le traitement de l'information d'un enfant pendant l'agression. Il y a :

 

-Une entrée (input) : Les caresses, les compliments ou tout autre abus de pouvoir.

-Une évaluation de l'agression : (Traitement, de l'information lié à trois variables)

1/ Les événements cognitifs : les pensées accessibles facilement à sa conscience.

2/ Les perceptions de la réalité.

3/ Les schémas cognitifs : inconscient, croyances profondes, expériences, ressentis…

Une réponse ou sortie (output) : La dissonance cognitive ressentie.

 

 

Aspect particulier aux garçons :

 

- Le dévoilement d’une agression sexuelle pose un problème particulier pour les hommes en raison des fausses conceptions liées au stéréotype masculin et au processus de socialisation des garçons.

- Les caractéristiques sociales attribuées aux hommes veulent que ceux-ci soient forts, difficiles à maîtriser et capables de se défendreLes hommes victimes ne se sont pas défendus. Ils ont pu, comme les femmes, être figés devant la menace, la peur ou l’imprévu. Cette absence de riposte peut laisser croire que l’homme victime n’est pas un "vrai homme" ou qu’il a peut-être désiré cet acte sexuel.

- Le sentiment de honte est très présent chez les hommes agressés sexuellement : ils portent à la fois le malaise de l’agression sexuelle,  celui de l’homosexualité et la culpabilité de ne pas s’être défendus comme ils auraient dû le faire en tant qu’hommes. C'est la peur du jugement des autres qui les empêchera de dénoncer l'agresseur.

- Selon le modèle masculin, c’est l’homme qui initie les contacts sexuels. L’homme a donc de la difficulté à se percevoir dans un rôle passif. L’homme victime se convaincra, d’une certaine manière, qu’il prenait une part active et même volontaire à l’agression sexuelle.

La question de l’orientation sexuelle se pose aussi souvent, notamment parce que les hommes ont pu éprouver du plaisir physique lors des attouchements perpétrés par un autre homme.

 

 

Les conséquences d’une agression sexuelle chez les enfants :

 

Les agressions sexuelles chez les enfants et les pré-adolescents se répercutent au niveau du psychisme d’une manière extrêmement complexe car celui-ci continue à se construire tout en intégrant ce parasitage dissonant ô combien déstructurant.

 

Il faut toujours après une première "confession" rechercher sans tarder s'il y a eu d'autres traumatismes successifs, car comme une secousse sismique est toujours suivie de répliques, une agression sexuelle chez un enfant est également suivie par de multiples répliques.

 

Lawrence Leshan explique que l'on peut surmonter un premier traumatisme grave d'enfance, mais qu'un deuxième traumatisme ravive et augmente le premier, au point d'avoir des conséquences psychologiques importantes.

Se contenter d'un premier récit ne videra pas de son contenu l'abcès. La personne qui se confie à une autre, teste en fait ses capacités d'écoute et d'empathie. C'est à "l'auditeur" de poursuivre l'entretien en demandant par exemple:

Et après ? Tu ne me dis pas tout, continue. Je suis prêt(e) à tout écouter. Maintenant parle moi des conséquences de ces agressions…

 

Le souvenir de l'agression peut revenir lors des rapports conjugaux. Il possible même que la personne refuse tout contact physique même anodin y compris avec son conjoint, parce qu'elle n'a pas pu ou su régler cette dissonance cognitive qui l'a rend responsable, et donc coupable.

Ce qui n'a pu s'exprimer en mots s'imprime et s'exprime par des maux.

Quand les blessures sont insurmontables, indicibles, elles laissent des traces, car ce qui ne peut être exprimé persiste et est transmis par des troubles.

La destruction par l'usage abusif d'alcool, de drogue ou de nourriture est une autre des conséquences possibles. L'obésité ou la prise poids aux endroits agressés de se protéger car "la graisse" protège de l'agression.

Cette graisse permet à des jeunes filles ou à des femmes qui ont été violées de se rendre, inconsciemment, moins attirantes et de se protéger ainsi contre une autre agression.

 

Ce qu'il ne faut jamais faire :

 

1/ Demander à la victime de pardonner.

 

IL ne s'agit pas d'un simple conflit mais comme la loi humaine l'indique d'un crime.

 

La victime pardonnera lorsqu'elle en éprouvera le besoin et non sur demande afin de ne pas porter atteinte à son libre arbitre ni à revivre un autre abus de pouvoir.

 

Accorder son pardon à l'autre ou attendre que l'autre demande pardon est un pouvoir que l'on donne à l'autre sur notre vie.

 

Les victimes qui attendent que l'autre reconnaisse le mal subi entrent dans une spirale infernale sans fin heureuse.

Pour se reconstruire la pardon est nécessaire mais pas pour l'autre pour soi m'aime (même).

Pardonner le mal subi pour trouver la paix intérieure sera porteur pour la victime.

 

Peux-t-on tout pardonner ?

Voici un article très instructif à ce propos.

 

https://www.reussirmavie.net/Peut-on-tout-pardonner_a287.html

 

Lorsque quelqu’un demande de lui pardonner, il essaye de transmettre la responsabilité de sa faute.

C’est ce qui se passe également dans toutes les formes de confessions.

On charge l’autre des conséquences de la faute qu’on a commise.

L’enfant intérieur blessé ayant été abusé a le droit et le besoin d’exprimer verbalement en thérapie sa colère, sa tristesse et/ou son sentiment de vengeance ressentie vis-à-vis du coupable, que l’expérience lui ait été désagréable ou non.

 

En réagissant ainsi, il rend la faute au coupable, et prend ses distances par rapport à l’événement. Si alors l’enfant, bien qu’il ait été victime d’abus sexuels, parvient à construire une relation de couple heureuse, même le coupable en éprouvera un soulagement.

Si la victime reste malheureuse toute sa vie, il s’agira en même temps d’une vengeance vis-à-vis du coupable. Les choses sont dans le fond, souvent différentes de ce que l’on voit à la surface.

La solution ne se trouve pas en se battant contre quelqu’un, car le combat maintient le lien. Elle est toujours dans le détachement.

 

Pour couper les liens d'attachements toxiques voici un exercice  qui peux être refait autant de fois que nécessaire :

https://www.youtube.com/watch?v=gtyPgUdLx6c

 

2/ Montrer de l'indignation :

Ceux qui s’indignent se sentent au service d’une loi impitoyable que ce soit la loi de Moïse, du Christ, de la loi du ciel, des bonnes mœurs, d’un groupe, ou bien tout simplement ce que nous dicte la tendance du moment.

Quel que soit son contenu, cette loi donne aux “indignés“ un pouvoir sur les coupables et sur les victimes, et justifie mal ce que les dits indignés font aux autres.

 

La question est de savoir comment les conseillers peuvent affronter une telle indignation sans nuire ni aux victimes, ni aux coupables, ni à eux-mêmes, et sans perturber un ordre juste.

 

Voilà à cet effet une histoire bien connue :

 

Il était une fois à Jérusalem, un homme qui descendait du mont des oliviers pour se rendre au temple. Alors qu’il entrait dans le temple arriva un groupe de justes érudits entraînant avec eux une jeune femme qu’ils poussèrent devant lui. Les justes l’entourèrent et lui dirent :

“Cette femme a été prise sur le fait alors qu’elle commettait l’adultère. Il est écrit dans la loi de Moise qu’elle doit être lapidée. Qu’en dis-tu ? “

 

Ces justes ne s’intéressaient en réalité ni à la femme, ni à la faute. Il s’agissait plutôt pour eux de tendre un piège à un homme connu pour sa clémenceCette clémence les indignait, et ils se sentaient habilités, au nom de la loi, à détruire cette femme, mais aussi cet homme s’il s’avisait de ne pas partager cette indignation, bien qu’il n’eût rien à voir avec toute cette histoire.

 

Nous voyons ici deux groupes de fautifs. La jeune femme fait partie du premier : elle est coupable d’adultère et les indignés la traite en pécheresse. Les indignés sont dans le deuxième groupe ; ils sont capables de meurtre tout en se considérant pourtant comme des justes.

 

Ces deux groupes sont soumis à la même loi impitoyable. Pourtant il existe là une différence : l’un des forfaits est considéré comme un crime, l’autre, bien plus grave prend le nom de justice.

Il nous faut préciser ici quelque chose. Aussi bien l’histoire elle-même que les indignés occultent entièrement la vraie victime : le mari de cette femme.

 

Si les indignés avaient lapidé la femme, le mari aurait été doublement victime. Mais puisque dans l'histoire, les indignés ne se sont plus interposés entre eux, le mari et la femme ont la possibilité de retrouver un équilibre avec amour, et de se réconcilier pour un nouveau départ. En s’ingérant dans leur histoire, les indignés les auraient empêchés de trouver une solution et auraient contribué à aggraver la situation du coupable et de la victime.

 

C’est ce qui arrive parfois à des enfants victimes d’abus sexuels lorsque, au lieu d’être entre les mains de gens aimants, ils tombent au pouvoir des gens qui s’indignent. En réalité les indignés ne se préoccupent pas particulièrement du sort des victimes, et les mesures que leur indignation leur inspire ne font qu’empirer la situation.

 

Que devraient donc faire les conseillers soucieux du bien de tous ?

Refuser la dramatisation, et rechercher des voies simples permettant aux victimes comme aux coupables de prendre un nouveau départ, plus éclairé et plus humain. Au lieu de suivre une loi prétendument supérieure, ils devraient se contenter de poser un regard bienveillant sur les personnes impliquées. L’histoire de la femme adultère est déjà un élément de réponse.

 

Ce qu'il faut faire :

 

1/ Il faut aider l’enfant à retrouver sa dignité car il ressent l’agression comme une profanation, et le mot n’est pas trop fort. Goethe a écrit un poème dans lequel une rose cueillie sauvagement par un garçon, se défend de son mieux, toutes épines dehors, mais hélas elle doit subir l’outrage. Et voici le secret dévoilé : La petite rose a malgré tout gardé son parfum.

Il serait bon que l’enfant puisse reconnaître qu’il-elle a ressenti du plaisir, si c’est le cas. il faut qu’il-elle sache que, même si cela lui a plu, il-elle est innocente. La diabolisation du plaisir fait apparaître la sexualité dans une lumière suspecte, comme quelque chose d’épouvantable.

 

2/ Suivre le patient dans son évolution, l'écouter, lui permettre de revenir parler même lorsqu'en principe il ou elle a "terminé", et le recevoir sans rendez-vous, au besoin en urgence, ou même faire une petite "tranche" de courte de thérapie de plus, jusqu'à ce que tout soit retravaillé.

 

Même si les premières confessions sont spectaculaires, elles sont très souvent ou toujours, à reprendre. La victime préfère souvent les oublier, tant cela la dégoûte ou la terrifie. Ou alors elle les raconte froidement, comme si c'était arrivé à quelqu'un d'autre. Mais ce déni est un obstacle à la guérison. L’abus ne doit pas être gommé, mais nommé.

 

3/ Admettre les dégâts :

Ce retour pénible dans le passé va lui permettre d'admettre les dures vérités suivantes :

J'ai été victime d'un ou de plusieurs abus sexuelsC'est un crime contre mon corps et contre mon âme.

- Étant victime, je ne suis en rien responsable de ce crime, quoi que j'aie pu ressentir.

- Suite à ces abus, je souffre de sentiments d'impuissance, de trahison et d'ambivalence.

Ma souffrance est intense, mais la cicatrisation est possible, si j'admets qu'il y a eu blessures, et si je peux les nommer.

- Cette cicatrisation prendra du temps.

Je ne dois pas oublier mon passé mais je ne suis pas obligé dans parler au 1er inconnu

-Expliquer pourquoi un enfant ne peut pas être impliqué dans un consentement.

Pour qu’un consentement soit véritable, il faut que celui-ci soit "libre" et "éclairé".

 

Etre libre et consentant c'est :

 

Être d'accord c'est :

- Accord mutuel, partagé, réciproque.

- Échanger.

- Clarifier les attentes, les désirs et les intentions.

 - Nommer, dire.

- Confirmer.

- Avoir l’âge légal pour consentir

 

Ce n'est pas :

- La domination.

- Les menaces.

- L'intimidation.

- Les contraintes.

- L'humiliation.

- Les agressions.

- La manipulation

- Le contrôle

- L'abus de confiance

- Le pouvoir (autorité)

- Le chantage

- La force

- La récompense

 

Etre éclairé c'est :

Le message doit être clair pour toutes les personnes concernées (pas d’interprétation, vocabulaire, langage particulier)

Avoir la maturité (Avoir les capacités intellectuelles pour comprendre et accepter la demande)

Ne pas être intoxiqué (alcool, drogue, médicament)

 

 

Etats des faits :

 

Il ne faut pas imaginer un seul instant que l’abus sexuel soit un fait isolé et rare. 40% de femmes américaines sur 888 interrogées; 26,8% dans une étude portant sur 4729 femmes d’Europe du Nord déclare avoir été violées avant leur 18 ans.

En France, les statistiques sont rares et isolées. Elles portent surtout sur de petits groupes de victimes, et étudient principalement les conséquences immédiates, lésionnelles, du traumatisme, et leurs implications juridiques.

 

Il est cependant possible de se tourner vers des statistiques non médicales qui permettent de comprendre indirectement l’importance quantitative des abus sexuels chez les mineurs. Ils concernent 20% des procès d’assise en France.

 

Et la SNATEM, Association d’écoutants d’intérêt public, en recense dans ses motifs d’appel, 40 000 à 60 000 selon les années.

 

Toujours selon la SNATEM, ces abus sexuels avoués concerneraient 71% de mineurs de sexe féminin, dont 80% de moins de 15 ans.

S'il y a une aussi grande différence entre les victimes de sexe féminin et de sexe masculin, ceci est principalement dû, comme nous avons pu le voir précédemment, à la nature même du garçon qui refuse de dénoncer ses agresseurs par "culture".

 

Vous avez eu jadis des relations sexuelles avec un adulte et vous ne savez plus aujourd’hui quoi penser ?

 

Vous éprouvez des attirances amoureuses ou sexuelles pour des enfants sans pouvoir en parler ?

 

L’un de vos proches a été victime ?

 

Un de vos proches est pédophile ?

 

Vous avez été victime d’agressions sexuelles au cours de votre enfance ?

 

Parlez-en à des professionnels bienveillants. 

 

 

Ce dossier est un travail d'équipe tiré de plusieurs sources d'informations via des professionnels,livres, articles, personnes victimes elle même d'abus sexuels ayant suivis d'autres victimes et ce sur plusieurs années d'expériences.

 

Nous conseillons à toute personne ayant vécu des abus d'aller consulter les bonnes personnes et de ne s'ouvrir qu'a des personnes bienveillantes, patientes et compétentes n'étant pas dans le jugement.

 

 

Exercices de libération émotionnelle :

Voici des propositions de phrases qui permettent de se libérer des blocages et souffrances émotionnelles liés aux abus.

 

Cela peut se faire lors d'une constellation familiale en groupe ou en individuel.

 

Explication des constellations familiales :

 

 https://www.justebien.fr/constellations-familiales-et-systemiques/

 

Soit en mettant une chaise vide en face de soi en se représentant l'agresseur-se

Pour pouvoir se libérer des ses émotions  voici des exemples de phrases à dire :

il faut toujours être 100/100 d'accord avec chaque mots ou bien reformuler la phrase autrement de manière constructive)

 

-"C’était mal et je te laisse porter les conséquences de tes actes. Je décide d'être heureux-se"

 

-"Même si j'y ai pris plaisir je suis innocent-e"

 

-"Mon besoin affectif a été utilisé contre moi d'une mauvaise façon et je décide aujourd'hui de me libérer de tous sentiments de culpabilité "

 

- "Je te rends aujourd'hui la totale responsabilisé de tes actes "

 

- "Je suis en colère contre toi " et pouvoir crier cette colère.

 

- "Je décide de pardonner à mon âme l'outrage dont j'ai été victime pour moi m'aime (même)"

 

Je le répète encore une fois il faut exprimer seulement les phrases avec lesquelles vous êtes ok pour ne pas retomber dans une autre sorte d'abus.

 

Si en lisant ces phrases vous dites je ne peux pas le dire c'est 100/100 ok vous pouvez dire :

 

- "J'aimerais pouvoir le dire mais je n'y suis pas encore prêt-e"

 

Le travail de libération s'amorce déjà de cette façon 

 

Il sera certainement nécessaire de faire plusieurs séances de libération émotionnelle avec des techniques différentes car ce genre de blessure est très profonde. 

 

Préparez-vous à parler, et à mettre des mots, sur vos maux les plus intimes.

 

Réduisez votre dissonance cognitive !

 

 

 

Céline Rouge

Coach de vie et thérapeute 

Facilitatrice en constellation familiale et systémique.