Lorsqu’on est l’autre parent ou que l’on fait partie de l’entourage d’un enfant de PN, il y a quelques pistes pour aider l’enfant à se construire, ou à se reconstruire.

  • L’aimer inconditionnellement : pour qu’il connaisse la vraie saveur de l’amour et ne reproduise pas, dans ses relations futures, un amour conditionnel. L’enfant a besoin de savoir et de sentir qu’il est aimable exactement comme il est. Sinon cela fera de lui un adulte dans la sur-adaptation et prêt à tout pour se faire aimer.

  • Développer son esprit critique : lorsque l’enfant raconte un comportement de son parent PN, une remarque ou un comportement, n’hésitez pas à le questionner afin de développer son esprit critique. « Et toi, qu’en penses-tu ? », « Lorsque tu partages tes bonbons, tu trouves que c’est l’attitude de quelqu’un d’égoïste ? »,…

  • Condamner les comportements inadéquats : ne minimisez JAMAIS les mauvais comportements du parent PN. Si votre enfant vous raconte quelque chose, ne répondez pas par des « Tu sais comment est papa/maman, ce n’est pas grave. » Votre enfant a besoin de cadre. Il a besoin de distinguer le bien du mal, les comportements adaptés des comportements inacceptables. Sinon, il n’intégrera pas les règles et les valeurs fondamentales.

 

Pour vous, parent sain.  Ne culpabilisez pas d’avoir choisi un père ou une mère PN à votre enfant. Cela n’aide personne. En revanche, faites un travail sur vous pour vous positionner face à votre (ex)-conjoint(e). Cela évitera de reproduire le schéma. De cette façon, vous montrerez l’exemple à votre enfant. Ne restez pas dans la position de victime effrayée. Il est tout à fait possible de s’en sortir, je le constate tous les jours. Il faut simplement avoir les bons réflexes.

 

>> Sortie du livre « Survivre aux parents toxiques » de Julie Arcoulin chez City Editions, le 15 septembre 2016.

Conférences sur le sujet à Namur, Mons, Bruxelles, Charleroi, Arlon.

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